Le marché français du bricolage recule encore en 2025, avec un chiffre d’affaires à 21,8 milliards d’euros et une baisse de 1,4%. Troisième année de repli. Pourtant, les enseignes continuent d’investir et de se réorganiser, de Castorama à Mr. Bricolage.
Le paradoxe est là. Les ventes baissent, mais le secteur ne décroche pas. Les réseaux restent denses, les arbitrages des ménages se déplacent, et la bataille se joue sur les formats, la proximité, la rénovation et les coûts. Un marché qui se contracte peut rester très compétitif, surtout quand il est dominé par quelques acteurs capables d’absorber le choc.
Autre point. La concentration accélère et redistribue les cartes entre groupes intégrés, affiliés et coopératives. Dans ce contexte, continuer ne veut pas dire croître. Cela veut dire tenir des parts, défendre des marges, et capter les projets qui restent.
Un marché à 21,8 milliards d’euros, en baisse de 1,4% en 2025
Le chiffre donne le ton: le marché du bricolage atteint 21,8 milliards d’euros en 2025, après une baisse de 1,4% sur un an [5]. Batirama parle d’une troisième année consécutive de recul [4]. La dynamique post-crise sanitaire s’est essoufflée, et les ménages arbitrent davantage leurs dépenses.

Ce recul ne signifie pas que l’activité s’arrête. Il signifie que le volume global se tasse, alors que les acteurs continuent de se disputer des paniers plus rares. Résultat, le marché devient plus dur. Les enseignes cherchent des relais: services, proximité, logistique, et positionnement prix.
Concrètement, un marché en baisse renforce la pression sur les réseaux les plus fragiles. Les coûts fixes pèsent plus lourd. La moindre contre-performance locale compte. Et les groupes les mieux capitalisés peuvent investir pendant que d’autres réduisent la voilure.
Quatre groupes captent 98% des ventes en GSB, Adeo et Kingfisher à 76%
La grande surface de bricolage (GSB) se concentre fortement. Selon Républik Retail, quatre groupes détiennent 98% du chiffre d’affaires du circuit: Adeo (Leroy Merlin, Bricoman, Weldom), Kingfisher (Castorama, Brico Dépôt), Les Mousquetaires (Bricomarché, Bricocash, Bricorama, Batkor, Tridôme) et le groupe Mr. Bricolage [1].

Côté parts de marché 2025, Républik Retail attribue 51% à Adeo, près de 25% à Kingfisher, 14% aux Mousquetaires et 8% au groupe Mr. Bricolage [1]. Les deux premiers, Adeo et Kingfisher, pèsent 76% à eux seuls [1].
Le problème? Quand le marché recule, cette concentration peut encore s’accentuer. Les leaders ont plus de leviers: puissance d’achat, logistique, marque employeur, capacité à remodeler un parc de magasins. Pour les réseaux plus éclatés, la bataille se joue sur la pertinence locale et la solidité des adhérents.
Les leviers qui maintiennent le secteur
Reculs marqués: Bricocash, Bricorama, réseau affilié Mr. Bricolage, et le cas Tridôme
Dans un marché qui se contracte, les écarts se creusent. Républik Retail signale plusieurs reculs en 2025: Bricocash recule de 8%, Bricorama de 7,9%, et le réseau affilié de Mr. Bricolage de plus de 13% [1]. Le même article évoque la disparition progressive de Tridôme, avec un chiffre d’affaires en chute de 32% [1].
Ces chiffres racontent une réalité simple: tous les formats ne résistent pas de la même façon. Les enseignes qui reposent sur des équilibres économiques plus tendus, ou sur un parc hétérogène, encaissent moins bien les à-coups. Et quand la fréquentation baisse, l’effet est immédiat sur les ventes non essentielles.
Et après? La consolidation devient un scénario permanent. Fermetures, conversions d’enseignes, changements d’affiliation, rationalisation des surfaces. Ce n’est pas un événement ponctuel, c’est un mouvement de fond dans un secteur arrivé à maturité.
Castorama: fermetures annoncées en 2019 et repositionnement sous pression
Le nom Castorama reste associé à des décisions lourdes. RTL rappelle qu’en mars 2019, l’enseigne a annoncé la fermeture de 11 magasins en France [3]. Ce type de restructuration marque durablement une marque, surtout dans un secteur où la proximité et l’habitude comptent.
Dans le même temps, les enseignes travaillent aussi leur efficacité opérationnelle. Points de Vente rapporte que Castorama a réduit de 16% les émissions de carbone liées au transport de ses produits, en dépassant ses objectifs [2]. C’est un indicateur de la façon dont la performance logistique et la trajectoire carbone entrent dans la gestion quotidienne d’un distributeur.
Concrètement, le bricolage ne se joue plus seulement en rayon. Il se joue sur la chaîne complète: approvisionnement, transport, disponibilité, coûts, et capacité à livrer vite. Dans un marché en recul, gagner sur ces postes peut faire la différence entre tenir et décrocher.
Proximité: Weldom en tête, et la bataille des formats
La proximité devient un axe stratégique. Points de Vente met en avant Weldom comme dominant la proximité en bricolage [2]. Ce positionnement répond à une réalité: tous les clients ne veulent pas se déplacer en périphérie pour un achat ponctuel, et le temps disponible pèse dans la décision.
Ce choix de format n’est pas neutre. Les magasins de proximité cherchent des assortiments plus ciblés, des services rapides, et une relation locale. Ils peuvent mieux capter les achats d’appoint et certains besoins récurrents. Les grandes surfaces gardent, elles, l’avantage sur la profondeur de gamme et les projets lourds.
Reste un détail. La proximité n’efface pas la contrainte urbaine: accès, livraisons, nuisances, copropriétés. Points de Vente souligne que les questions de bruit et de copropriétés sont plus fortes en zones urbaines [2]. Pour les enseignes, cela signifie des règles plus strictes et une exécution plus complexe.
L’essentiel du marché 2025
- 21,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025 [5].
- -1,4% sur un an, troisième année de recul [4].
- 98% des ventes GSB concentrées sur quatre groupes [1].
- 51% pour Adeo, près de 25% pour Kingfisher [1].
Ce qui peut encore faire bouger le secteur
- Formats: arbitrage entre périphérie et proximité [2].
- Consolidation: réseaux en recul et recompositions [1].
- Logistique: réduction des coûts et trajectoire carbone [2].
- Rénovation: dépendance aux dispositifs et à leur stabilité [2].
Dernier point. La concentration décrite par Républik Retail [1] rend le secteur plus lisible, mais plus brutal: quand la demande baisse, la part de marché devient l’obsession. Les enseignes qui tiennent leur promesse de prix, de disponibilité et de service continuent d’exister dans un marché qui, lui, ne progresse plus.
Chiffres-clés du bricolage en 2025
- Le marché du bricolage recule en 2025, troisième année de baisse.
- Le chiffre d’affaires 2025 est de 21,8 milliards d’euros.
- Quatre groupes concentrent 98% du chiffre d’affaires en GSB.
- Adeo est donné à 51% de part de marché en 2025.
- Castorama a annoncé la fermeture de 11 magasins en France en 2019.
Cet article a été rédigé avec l' assistance de l' intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.
Sources
- Bricolage : qui sont les grands gagnants du marché en 2025 ? – Républik Retail
- Stratégie : Weldom domine la proximité en bricolage – Points de Vente
- Quelle stratégie a fait couler l'enseigne Castorama ?
- Bricolage : le marché recule encore en 2025 – Batirama.com
- Les ventes de magasins de bricolage continuent leur chute en France



