Acheter un logement : quelles assurances vous seront réellement exigées ?

Habitation, emprunteur, PNO, dommage-ouvrage : ce que la loi impose vraiment lors d'un achat immobilier, ce qui relève d'une exigence bancaire, et à quel moment chaque contrat doit être en vigueur.

Sandrine PetitRédaction Assurance Sans Risque · Mis à jour le 6 août 2026 · 16 min de lecture
Acheter un logement : quelles assurances vous seront réellement exigées ?

Entre la signature du compromis et la remise des clés, on vous réclamera plusieurs attestations d’assurance, à des moments différents et pour des raisons qui n’ont rien à voir entre elles. La banque exige un contrat, le notaire en exige un autre, et selon que vous achetiez pour habiter, pour louer ou pour faire construire, la liste s’allonge. Beaucoup d’acquéreurs découvrent ces obligations dans l’urgence, quelques jours avant la signature, au pire moment pour comparer les offres. Ce guide remet chaque assurance à sa place : ce que la loi impose réellement, ce qui relève d’une simple exigence contractuelle, et à quel moment chaque contrat doit être en vigueur.

Mis à jour le 7 août 2026

Acheter, ce n’est pas seulement emprunter

Un achat immobilier fait intervenir deux univers d’assurance qu’on confond souvent : celui qui protège le bien, et celui qui protège le crédit.

L’assurance habitation protège le logement et ceux qui l’occupent. L’assurance emprunteur protège le remboursement du prêt en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité. Elles n’ont ni le même objet, ni le même bénéficiaire, ni le même régime juridique — et surtout, elles ne sont pas exigées par les mêmes acteurs.

Cette distinction évite une erreur classique : croire qu’une bonne assurance habitation dispense d’une assurance de prêt, ou l’inverse.

Couple signant l'acte authentique d'achat devant un notaire, clés posées sur le bureau
Le transfert de propriété s'opère à la signature : le bien doit être assuré dès ce jour, même s'il reste inoccupé.

Les assurances qui reviennent dans un achat immobilier

Selon votre projet, jusqu’à cinq contrats peuvent être concernés.

L’assurance habitation, dans tous les cas où vous occupez le logement. L’assurance emprunteur, dès qu’il y a un crédit. L’assurance propriétaire non occupant, si vous achetez pour louer. La garantie loyers impayés, si vous voulez sécuriser vos revenus locatifs. Et l’assurance dommage-ouvrage, si vous faites construire ou entreprenez des travaux lourds.

Seules certaines de ces assurances sont légalement obligatoires, et la frontière n’est pas celle qu’on imagine.

L’assurance habitation : ce que la loi impose vraiment

Contrairement à une idée très répandue, l’assurance habitation n’est pas universellement obligatoire en France. Son caractère obligatoire dépend de votre statut d’occupation.

Le locataire, lui, y est tenu : la loi du 6 juillet 1989 lui impose de s’assurer contre les risques locatifs — incendie, dégât des eaux, explosion — et de justifier chaque année de cette assurance auprès du bailleur. Ce point est développé dans notre article sur ce qui est obligatoire pour l’assurance habitation d’un locataire.

Pour le propriétaire, la règle diffère selon que le bien est en copropriété ou non.

Le propriétaire occupant d’une maison individuelle

Si vous achetez une maison individuelle que vous occupez, aucun texte ne vous oblige à souscrire une assurance habitation. Vous pouvez juridiquement vous en passer.

Ce serait pourtant une prise de risque considérable. Sans assurance, un incendie, une explosion ou une catastrophe naturelle laisse à votre charge la reconstruction intégrale, alors même que le crédit continue de courir. Et votre responsabilité civile reste engagée si le sinistre s’étend au voisinage : un feu qui se propage à la maison mitoyenne se chiffre en centaines de milliers d’euros.

Il existe par ailleurs une contrainte pratique décisive : votre banque conditionnera presque systématiquement le déblocage des fonds à la présentation d’une attestation d’assurance habitation. L’obligation n’est pas légale, elle est contractuelle — mais elle est bien réelle.

Le cas de la copropriété : l’obligation issue de la loi ALUR

En copropriété, la situation change. Depuis la loi ALUR de 2014, tout copropriétaire — qu’il occupe son lot ou qu’il le loue — doit être assuré au minimum pour sa responsabilité civile.

Cette obligation se comprend par la nature même de la copropriété : un dégât des eaux parti de votre salle de bains traverse les planchers et endommage le lot du dessous. Sans assurance, c’est votre patrimoine personnel qui répond du sinistre.

Le syndic assure de son côté les parties communes, mais cette assurance collective ne couvre ni vos parties privatives, ni votre mobilier, ni votre responsabilité. Les deux contrats sont complémentaires, jamais substituables. En pratique, le contrat multirisque habitation couvre largement cette obligation minimale.

Pourquoi le notaire réclame une attestation le jour de la signature

Le transfert de propriété s’opère à la signature de l’acte authentique. À la seconde où vous signez, les risques du bien pèsent sur vous, même si vous n’emménagez que trois mois plus tard.

C’est la raison pour laquelle le notaire demande une attestation d’assurance couvrant le bien à compter de la date de signature. Un logement vide n’est pas un logement sans risque : dégât des eaux, incendie électrique, effraction, tempête. La vacance aggrave même certains risques, puisque personne n’est là pour donner l’alerte.

Souscrivez donc le contrat une à deux semaines avant la date prévue, avec une prise d’effet fixée au jour de la signature. Prévenez l’assureur si le logement doit rester inoccupé plusieurs mois : certains contrats prévoient des clauses d’inhabitation qui réduisent les garanties au-delà d’une durée déterminée.

Séjour vide avec quelques cartons de déménagement devant une fenêtre
La vacance aggrave certains risques : prévenez l'assureur, car la clause d'inhabitation restreint souvent la garantie vol.

Que couvre concrètement un contrat multirisque habitation

Le contrat multirisque habitation regroupe un socle assez standardisé : incendie et événements assimilés, dégâts des eaux, tempête, grêle et neige, catastrophes naturelles et technologiques, bris de glace, vol et vandalisme, et la responsabilité civile vie privée.

Les écarts entre contrats se logent moins dans la liste des garanties que dans les plafonds, les franchises et les exclusions. Un contrat bon marché affiche souvent des plafonds mobiliers bas et des franchises élevées, ce qui ne se voit qu’au moment du sinistre.

Le dégât des eaux constitue de loin le sinistre le plus fréquent en habitation, et son traitement mérite d’être compris à l’avance : nous l’avons détaillé dans notre guide sur la déclaration et l’indemnisation d’un dégât des eaux.

L’assurance emprunteur : exigée par la banque, pas par la loi

Aucun texte n’oblige un emprunteur à s’assurer. Pourtant, aucune banque n’accordera un crédit immobilier sans assurance.

La raison est simple : le prêt s’étale sur quinze, vingt ou vingt-cinq ans, et l’établissement prêteur veut être remboursé si l’emprunteur décède ou perd sa capacité de travail. L’assurance emprunteur est donc une condition d’octroi, inscrite dans l’offre de prêt. Refuser de souscrire revient à renoncer au crédit.

Ce contrat vous protège aussi, et c’est trop souvent oublié : sans lui, le décès d’un co-emprunteur ferait peser l’intégralité de la dette sur le conjoint survivant, souvent au moment où ses revenus diminuent. Le mécanisme complet, et les motifs pour lesquels la banque l’impose, sont expliqués sur cette page consacrée au fonctionnement de l’assurance emprunteur.

Les garanties de l’assurance emprunteur

Quatre garanties structurent ces contrats, et leur périmètre varie fortement d’un assureur à l’autre.

La garantie décès rembourse le capital restant dû au décès de l’assuré. La perte totale et irréversible d’autonomie joue lorsque l’assuré ne peut plus exercer d’activité et doit recourir à une tierce personne pour les actes de la vie courante. L’invalidité permanente, totale ou partielle, s’apprécie selon un barème croisant l’incapacité fonctionnelle et professionnelle. L’incapacité temporaire de travail prend en charge les échéances pendant un arrêt, après un délai de franchise généralement compris entre trente et cent quatre-vingts jours.

Deux points méritent une lecture attentive : la définition de l’invalidité retenue par le contrat, et le traitement des affections dorsales et psychologiques, très fréquemment exclues ou soumises à conditions alors qu’elles représentent une part importante des arrêts longs.

La quotité : la décision la plus structurante pour un couple

La quotité désigne la part du capital couverte sur chaque tête. Elle doit atteindre au moins cent pour cent au total, mais peut se répartir librement.

Une répartition à cinquante-cinquante coûte moins cher, mais laisse le survivant avec la moitié du crédit à rembourser seul. Une répartition à cent pour cent sur chaque tête solde intégralement le prêt au décès de l’un ou l’autre, pour un coût nettement supérieur.

Le bon arbitrage dépend de l’écart de revenus entre les emprunteurs et de la capacité du survivant à assumer seul la mensualité. Quand un des deux revenus finance l’essentiel de l’échéance, une quotité déséquilibrée en sa faveur est souvent plus rationnelle qu’un partage égal.

Déléguer son assurance de prêt : le levier d’économie le plus rentable

La banque vous proposera son contrat groupe, mutualisé et simple à souscrire. Vous n’êtes pas tenu de l’accepter : la loi vous autorise à choisir librement un autre assureur, dès lors que les garanties présentent un niveau équivalent à celui exigé par le prêteur.

L’écart de tarif entre un contrat groupe et un contrat individuel est souvent considérable, en particulier pour les profils jeunes, non-fumeurs et sans risque professionnel. Sur la durée d’un prêt, l’économie se compte fréquemment en milliers d’euros, pour des garanties identiques voire meilleures.

Deux conditions pour que cela fonctionne : comparer sur la fiche standardisée d’information, qui met les garanties en regard, et vérifier que chaque garantie exigée par la banque figure bien au contrat de substitution. Un refus bancaire ne peut être motivé que par un défaut d’équivalence, qui doit être justifié.

La comparaison demande un peu de méthode, car les contrats ne se lisent pas tous de la même façon. Le mode de calcul de la cotisation en est le meilleur exemple : certains contrats la calculent sur le capital initial, ce qui donne une prime constante pendant toute la durée du prêt ; d’autres la calculent sur le capital restant dû, ce qui donne une prime dégressive, plus élevée au départ mais bien moins coûteuse sur la fin. Selon que vous comptiez conserver le bien vingt ans ou revendre au bout de sept, l’un ou l’autre l’emporte nettement.

Vérifiez également la durée d’indemnisation en cas d’arrêt de travail, l’âge limite de couverture de chaque garantie, et le mode d’évaluation de l’invalidité. Deux contrats affichant le même tarif peuvent diverger fortement sur ces trois points. Un site entièrement consacré à ce sujet, comme ce guide de l’assurance de prêt immobilier, permet de faire le tour de ces critères avant de solliciter des devis.

Sachez enfin que la substitution ne se limite pas au moment de la souscription : elle reste possible pendant toute la vie du prêt, et c’est souvent quelques années après la signature — quand le dossier n’est plus dans l’urgence — que les emprunteurs obtiennent les meilleures conditions.

Le questionnaire de santé et ce que la loi Lemoine a changé

La loi Lemoine, entrée en vigueur en 2022, a modifié deux points majeurs.

D’une part, elle a supprimé le questionnaire de santé pour les prêts dont la part assurée ne dépasse pas un plafond fixé par personne, et dont le remboursement s’achève avant les soixante ans de l’emprunteur. Ces deux conditions sont cumulatives, ce qui restreint le dispositif plus qu’on ne le croit.

D’autre part, elle a permis la résiliation et le changement d’assurance emprunteur à tout moment, sans attendre une date anniversaire. C’est un droit permanent, qui vaut aussi pour les contrats en cours : si vous avez souscrit l’assurance de la banque il y a trois ans sans jamais la remettre en question, vous pouvez la renégocier dès aujourd’hui.

Enfin, le droit à l’oubli permet, après un délai fixé par la convention applicable, de ne plus déclarer certaines pathologies guéries. Une déclaration inexacte, en revanche, expose à la nullité du contrat au moment du sinistre : ne dissimulez jamais un antécédent pour obtenir un meilleur tarif.

Couple examinant les garanties d'une assurance de prêt avec une conseillère
La délégation d'assurance est un droit : le refus de la banque ne peut être motivé que par un défaut d'équivalence.

Le calendrier réel : quand chaque assurance doit être en place

L’ordre chronologique évite le stress de dernière minute.

Dès la signature du compromis, commencez à comparer les assurances emprunteur : c’est le moment où vous avez le plus de temps, et le contrat doit être choisi avant l’édition de l’offre de prêt. Pendant l’instruction du dossier, transmettez la fiche standardisée et le contrat retenu à la banque, qui dispose d’un délai pour se prononcer sur l’équivalence.

Une à deux semaines avant l’acte authentique, souscrivez l’assurance habitation avec effet au jour de la signature, et transmettez l’attestation au notaire. Le jour de la signature, l’assurance emprunteur prend effet au déblocage des fonds, et le bien est couvert.

Après l’emménagement, ajustez le contrat habitation à la réalité : valeur du mobilier, dépendances, objets de valeur, piscine, panneaux solaires. Un contrat souscrit dans l’urgence est rarement calibré, et il se révise sans difficulté.

Acheter pour louer : la PNO et la garantie loyers impayés

Si le logement est destiné à la location, votre statut change et les contrats aussi.

L’assurance propriétaire non occupant couvre votre responsabilité de bailleur et les dommages au bien lorsque la responsabilité du locataire n’est pas engagée, ou pendant les périodes de vacance locative. Elle est obligatoire en copropriété au titre de la responsabilité civile, et vivement recommandée ailleurs. Notre article détaille pour qui l’assurance PNO est obligatoire ou indispensable.

La garantie loyers impayés, elle, est facultative. Elle couvre les impayés, souvent les dégradations locatives et les frais de procédure, en contrepartie d’une prime calculée sur le loyer et de critères de solvabilité stricts imposés au locataire. Elle n’est pas cumulable avec un cautionnement par une personne physique, sauf cas particuliers.

Faire construire ou rénover : la dommage-ouvrage

Si votre projet inclut une construction ou des travaux touchant à la structure, une assurance supplémentaire devient obligatoire : la dommage-ouvrage.

Souscrite par le maître d’ouvrage — c’est-à-dire vous — avant l’ouverture du chantier, elle préfinance la réparation des désordres relevant de la garantie décennale, sans attendre qu’un tribunal désigne un responsable. C’est tout son intérêt : elle évite des années de procédure pendant lesquelles le désordre s’aggrave.

Son absence se paie doublement. En cas de sinistre, vous avancez les réparations et poursuivez vous-même les constructeurs. Et à la revente dans les dix ans suivant la réception, vous devrez signaler cette absence à l’acquéreur, ce qui pèse sur le prix. Le champ exact de cette obligation est précisé dans notre guide sur les travaux pour lesquels la dommage-ouvrage est obligatoire.

Combien cela coûte, et où se situent les marges de manœuvre

Le poste le plus lourd est de loin l’assurance emprunteur, qui peut représenter une part significative du coût total du crédit — parfois autant que les intérêts eux-mêmes sur les profils les plus âgés ou les taux les plus bas. C’est donc là que se joue l’essentiel de l’économie, via la délégation.

L’assurance habitation pèse beaucoup moins, mais elle se paie chaque année pendant des décennies. Les leviers d’ajustement existent, à condition de ne pas dégrader la couverture : niveau de franchise, protections contre le vol, ajustement du capital mobilier à sa valeur réelle. Nous avons réuni ces leviers dans notre dossier sur la réduction de sa prime d’assurance habitation.

Sachez enfin que vous n’êtes pas prisonnier de votre contrat habitation : après un an, il se résilie à tout moment, comme l’explique notre article sur la résiliation avec la loi Hamon.

Les erreurs les plus fréquentes

La première est d’accepter l’assurance emprunteur de la banque sans comparer, par crainte de retarder le dossier. La délégation est un droit, et son refus doit être motivé par un défaut d’équivalence.

La deuxième est de souscrire l’assurance habitation la veille de la signature, en prenant le premier contrat venu. C’est un engagement de plusieurs décennies décidé en dix minutes.

La troisième est de sous-estimer le capital mobilier. Une déclaration trop basse entraîne une indemnisation réduite proportionnellement, au moment précis où vous avez tout perdu.

La quatrième est de choisir une quotité à cinquante-cinquante par réflexe d’économie, sans vérifier que le survivant pourrait assumer seul la moitié du prêt restant.

La cinquième est de considérer que l’assurance de la copropriété suffit. Elle ne couvre ni vos parties privatives, ni votre mobilier, ni votre responsabilité personnelle.

Vidéo : « Assurance emprunteur : faut-il toujours s’assurer à 100 % ? » (chaîne AGIPI), sur la question de la quotité.

Questions fréquentes sur les assurances d’un achat immobilier

L’assurance habitation est-elle obligatoire quand on est propriétaire ?

Pas systématiquement. Le propriétaire occupant d’une maison individuelle n’y est pas légalement tenu. En copropriété, en revanche, une assurance couvrant au minimum la responsabilité civile est obligatoire depuis la loi ALUR. Dans tous les cas, la banque l’exigera contractuellement pour débloquer les fonds.

Puis-je refuser l’assurance emprunteur proposée par ma banque ?

Oui. Vous pouvez choisir librement un autre assureur, à condition que les garanties soient d’un niveau équivalent à celui exigé par la banque. Un refus d’équivalence doit être motivé par écrit. C’est le levier d’économie le plus important d’un dossier de crédit immobilier.

À quel moment mon assurance habitation doit-elle prendre effet ?

Au jour de la signature de l’acte authentique, car le transfert de propriété fait immédiatement peser les risques sur vous, même si vous n’occupez pas encore le logement. Souscrivez une à deux semaines avant, avec une prise d’effet à cette date.

Que se passe-t-il si le logement reste vide plusieurs mois ?

Le bien doit rester assuré, et vous devez signaler l’inoccupation à l’assureur. De nombreux contrats comportent une clause d’inhabitation qui restreint certaines garanties, notamment le vol, au-delà d’une durée continue d’absence.

Puis-je changer d’assurance de prêt après la signature ?

Oui, à tout moment et sans frais depuis la loi Lemoine, y compris sur un contrat souscrit il y a plusieurs années. La seule condition reste l’équivalence des garanties avec celles exigées par la banque.

Le questionnaire de santé est-il toujours obligatoire ?

Non, il est supprimé lorsque deux conditions sont réunies : la part assurée du prêt ne dépasse pas le plafond légal par personne, et le remboursement s’achève avant les soixante ans de l’emprunteur. Ces conditions étant cumulatives, une majorité de dossiers reste soumise au questionnaire.

L’assurance dommage-ouvrage est-elle vraiment obligatoire pour des travaux ?

Elle l’est dès que les travaux relèvent de la garantie décennale, c’est-à-dire lorsqu’ils touchent à la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Une extension, une surélévation ou une reprise de charpente y sont soumises ; un simple rafraîchissement décoratif ne l’est pas.


Sandrine Petit
Rédaction Assurance Sans Risque

Sandrine Petit couvre l'assurance habitation et les travaux pour Assurance Sans Risque. Elle clarifie garanties, sinistres et obligations pour bien protéger son logement, en s'appuyant sur des sources fiables.

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